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Plaies et cicatrisation

Publié le 07 mar 2010Lecture 2 min

Avancées dans la prise en charge des brûlures

Dr Marie-Line Barbet
Les progrès des techniques de débridement et de réanimation ont permis d’améliorer la survie des patients victimes de brûlures étendues. Outre la prévention et le traitement des infections, la couverture des plaies continue cependant de poser un challenge dans l’attente de l’autogreffe, c'est-à-dire de la mise en place de l’épiderme de remplacement obtenu par la culture in vitro des kératinocytes du patient. La constitution de cet épiderme nécessite en effet au moins trois semaines.
Plusieurs méthodes sont proposées pour couvrir la plaie dans cet intervalle. Les greffes à partir de cadavres ou de banques de peau sont faciles à utiliser et incluent du derme mais les phénomènes de rejet sont fréquents. Les substituts synthétiques comprennent  le Biobrane (collagène porcin dans une membrane de silicone) qui favorise l’épithélialisation mais n’est efficace que lorsque le lit de la plaie est de bonne qualité et les  « régénérateurs de derme » (Integra®, Renoskin®, Matriderm®) qui fournissent un derme artificiel. L’autogreffe à partir des cultures de kératinocytes secondairement mise en place reste fragile avec des risques élevés d’infection et un résultat cosmétique souvent peu satisfaisant du fait de l’absence de derme vrai. Une des alternatives est la greffe de peau totale constituée d’une couche d’épiderme obtenue à partir de culture de kératinocytes et d’une couche dermique provenant de la culture de fibroblastes, la jonction dermo épidermique étant réalisée in vitro par le biais d’un gel de fibrine. Cette technique apporterait des résultats fonctionnels et esthétiques beaucoup plus favorables. Plus récemment, l’équipe de Marc Peschanski a proposé le recours aux cellules souches embryonnaires. Celles-ci ont en effet des capacités d’expansion illimitées et peuvent se différencier in vitro en n’importe quelle cellule et en particulier des kératinocytes basaux. En recourant à ces cellules, il a été possible de constituer un épiderme pluristratifié ayant toutes les caractéristiques d’un épiderme normal. Le recours à cette technique pour recouvrir les brûlures en attente d’autogreffe laisse espérer là encore de parvenir à de meilleures suites esthétiques.

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