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Acné

Publié le 08 oct 2008Lecture 4 min

Evolutions dans la prise en charge de l’acné

Dr Claire Boilon
Résistance croissante aux antibiotiques, réglementations de plus en plus étroites pour la prescription de l’isotrétinoïne…tous ces éléments conduisent à modifier les attitudes dans la prise en charge de l’acné. Dans ce contexte que peuvent apporter les traitements par Laser ou lampes ? C’était là une des questions abordées au cours de ce symposium consacré à l’acné…Mais au cours de cette séance, une autre communication était réservée aux traitements actuels de l’hidrosadénite suppurative : peut-être parce qu’elle était autrefois appelée acné inversée ?
Lasers, lampes et photothérapie dynamique dans l’acné : qu’en penser ? Recourir aux techniques à sources « lumineuses » telles que laser, lampes et photothérapie dynamique (PDT) pour traiter l’acné, a beaucoup séduit les dermatologues au cours de ces dernières années : pas moins de 276 références concernant des études sur ce thème sont en effet retrouvées sur PubMed dont 16 sont des études randomisées. De fait PDT, infra-rouges (IR) et radiofréquence ciblent la glande sébacée et peuvent donc, en théorie, obtenir des résultats à long terme. En pratique, la revue des essais les plus signifiants montre que : -le laser à colorant pulsé a permis une réduction de 49 % des lésions inflammatoires (LI) vs 10 % sous placebo dans une étude, sans effet sur les lésions rétentionnelles (LR).  Une autre étude a montré des résultats non significatifs. -la lumière intense pulsée a obtenu une disparition de 87 % des LI (vs 66 %) dans une étude et des résultats non significatifs dans une autre. -le laser KTP donne des résultats non significatifs -le laser à IR ne parvient pas à apporter une amélioration nette dans deux essais, agit seulement sur les comédons ouverts dans deux autres ; une seule étude montre une disparition  quasi-totale des lésions du dos. -une publication conclut à la régression de 50 % des LI soumises à la lumière (vs 12 %  sous placebo). Une étude comparant lumière et clindamycine aboutit à un taux d’amélioration des lésions de 36 % avec la première contre 14 % avec l’antibiotique (différence non significative).  Enfin les résultats observés avec la lumière ne sont pas différent de ceux obtenus avec le peroxyde de benzoyle et la PDT. -pour la PDT, 3 études montrent une baisse de 54 à 68 % des LI, sans action sur les LR. En ce qui concerne le traitement des cicatrices, le laser resurfacing n’a pas été évalué au cours d’études randomisées.  Le laser fractionnel a été utilisé chez 27 patients coréens avec 30 % de résultats excellents et peu d’effets secondaires. Options thérapeutiques dans l’hidrosadénite suppurative L’hidrosadénite suppurative figure parmi les dermatoses qui altèrent le plus la qualité de vie.  Pour la petite histoire Karl Marx en était atteint… Parmi les différents facteurs favorisants on retrouve : les facteurs génétiques (13-38 %), le tabagisme (70-98%), l’obésité, le diabète, un déséquilibre hormonal.  Les bactéries ont un rôle secondaire. En thérapeutique dans les formes légères, la clindamycine topique est aussi efficace que les cyclines per os. L’association la plus efficace est clindamycine 300 mgX2/j + rifampicine 300 mgX2/j pendant 10 semaines.  Elle sera poursuivie par un entretien à long terme avec des cyclines ou du zinc. Dans une étude, l’administration de rétinoïdes n’a obtenu qu’un taux de 23 % de rémissions en quelques mois. L’efficacité des traitements hormonaux à base d’acétate de cyprotérone ou de drospirénone est variable. Un essai avec le finastéride a abouti à une amélioration significative dans 6 des 7 cas traités. Parmi les biolothérapies, c’est l’étanercept qui obtient les meilleurs résultats (6 très bonnes réponses sur 6 malades dans une étude). En traitement d’entretien, l’administration de 90 mg de zinc par jour pendant 23 mois chez 22 patients a permis d’obtenir 8 réponses totales et 14 partielles.  Un traitement d’entretien par dapsone 25-50 mg/j a également été efficace dans 5 cas. Toxine botulique et radiofréquence ont été testées dans un cas chacune avec succès.  La chirurgie reste le « gold standard » des formes sévères.  Elle doit toujours être suivie d’une cicatrisation dirigée, même en cas de lésion minime.

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