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Cancérologie

Publié le 25 nov 2010Lecture 3 min

Carcinomes baso-cellulaires : la chirurgie n’est pas la seule alternative

Dr Wafa Ouazzani
L'incidence des carcinomes cutanés ne cesse d’augmenter, posant dans certains pays d'Europe du Nord un véritable problème de santé publique. Le carcinome baso-cellulaire (CBC) reste la forme la plus fréquente.
Un consensus publié dans les Annales de Dermatologie et Vénérologie en 2004 en reconnaît 3 types cliniques majeurs : -superficiel -nodulaire -morphéiforme Et 4 sous types histologiques : -superficiel -infiltrant -nodulaire -morphéiforme Le pronostic des CBC dépend de leur taille, des marges d'exérèse, du sous type histologique, du site anatomique. Le traitement d’élection  est l’exérèse chirurgicale. Cependant, pour les tumeurs à faible risque, on peut se contenter d’un curetage, d’une cryochirurgie ou encore utiliser l'imiquimod (5 soirs par semaine dans les CBC superficiels et de petite taille). Une étude menée sur 182 patients conclut à une  guérison complète dans 90 % des cas avec l’imiquimod au bout de 12 semaines. Les maladies de Bowen des membres inférieurs sont aussi une bonne indication. L’option PDT La photothérapie dynamique (PDT) peut également être une alternative. Elle a été introduite en France en 2007. Le taux de récidive est plus élevé (20 % de récidives au bout de 24 mois) mais le résultat esthétique est bien meilleur comme l’illustrent les cas, présentés par Nicole Basset Seguin, de plusieurs patientes traitées sur le visage et sur le décolleté avec une absence de cicatrisation dystrophique. Plusieurs variations sont proposées pour cette technique. Dans une étude faite au Brésil (Souza et coll. 2009), sur 19 maladies de Bowen et 15 CBC une séance de laser Diode a été réalisée 6 heures après l’application d’ALA (acide 5-aminolévulinique). A 5 ans, le taux de guérison est de 57 %, il est plus élevé dans les CBC que pour les Bowen. Dans un autre essai mené en Italie par Fai en 2009 l’ALA était laissé en place pendant 3 heures puis on procédait à une exposition à la lumière rouge ; deux cycles étaient effectués à une semaine d'intervalle. Les CBC ont disparu dans 71 % des cas au bout de 3 mois mais les formes nodulaires ont résisté au traitement. Peter Foley en Australie a comparé deux groupes de patients : l’un traité par ALA + PT, et l’autre par placebo + PT. Deux séances ont été réalisées à une semaine d’intervalle. De bons résultats cliniques et histologiques ont été obtenus chez  73 % des patients du groupe ALA + PT et 27 % du groupe placebo + PT. Dans tous les cas, le résultat esthétique était excellent. Le problème peut se poser du caractère douloureux de la technique. On note que la douleur est plus importante lors du traitement des kératoses actiniques que des CBC. Les séances sont plus mal ressenties par les hommes que par les femmes et quand les lésions siègent sur le visage plutôt que sur le tronc. De même les phénomènes douloureux sont plus importants en cas de vieillissement photo-induit que sur peau saine. Une étude menée à Göteborg par Halldin publiée dans le Br J Dermatol en 2009 montre qu'il est possible de faire une anesthésie tronculaire pour les PDT sur le visage. RM Szeimes s'est également intéressé au traitement par PDT des carcinomes spinocellulaires chez les sujets transplantés. Les résultats sont excellents, avec une diminution de 80 % de ces cancers au bout de 2 ans dans le groupe traité.

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